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Elus étudiants

L'UNEF fait le bilan du Plan Licence !

Les étudiants sont les premiers à subir les conséquences de l’échec universitaire, qui atteint 40% dans les 1ers cycles universitaires. La massification de l’enseignement supérieur n’a pas été accompagnée de la nécessaire démocratisation de ses structures, et ce taux d’échec, dont le sous-encadrement est l’une des causes premières, ne permet pas d’atteindre l’objectif européen de 50% d’une classe d’âge diplômée de Licence.
En juin 2007, l’UNEF a donc demandé et obtenu de Valérie Pécresse la mise en place du chantier « réussite en licence » qui a débouché en décembre 2007 sur l’annonce du plan Licence destiné à s’appliquer dès la rentrée 2008. Pour remplir ses objectifs, le plan Licence reposait notamment sur : l’augmentation des volumes horaires d’enseignement (+ 5 heures hebdomadaires), le développement de la pluridisciplinarité en Licence pour éviter les spécialisations précoces et faciliter les réorientations, l’instauration de 2 heures de langues et d’une heure d’informatique hebdomadaires pour tous les étudiants, la limitation des cours en amphithéâtres au bénéfice de cours en petits groupes, ou la mise en place d’enseignants - référents.
Malgré des insuffisances et certains dispositifs inadaptés, l’UNEF avait estimé qu’il s’agissait d’une « base de travail intéressante » qui considérait pour la première fois l’échec en 1er cycle comme relevant de la responsabilité d’un système universitaire inadapté et non des étudiants. La réussite des étudiants semblait devenir une priorité.

Alors que ce plan se met en place dans les universités depuis la rentrée 2008, l’heure est au bilan. L’UNEF rend doncaujourd’hui public le bilan de l’application de ce plan, effectué à partir de l’ensemble des dossiers transmis par les universités au Ministère de l’enseignement supérieur1.
Ce bilan est sans appel. La réalité constatée est bien loin des annonces ministérielles de l’an dernier. Loin de la « révolution » promise, le plan Licence a été mis en oeuvre « avec modération » et « à la carte » par les universités. Il ne s’est pas traduit par de véritables avancées dans les faits pour les étudiants. Le statu quo a été la règle, l’ambition, l’exception, et ceci pour 3 raisons :
1) Le plan Licence n’a bénéficié ni des moyens budgétaires nécessaires, ni de l’effort indispensable en terme de recrutements pour améliorer l’encadrement en 1er cycle
2) Il n’a pas fait l’objet de contraintes règlementaires pourtant indispensables afin de mettre en place certains dispositifs
3) Les universités n’ont donc majoritairement pas retenu l’essentiel du plan Licence: les rares dispositifs réellement appliqués sont parmi les plus discutables du point de vue de l’utilité et de l’efficacité pédagogique.

S’il renforce le constat de l’existence de pratiques intéressantes de certains établissements, le plan Licence n’a pas permis de les généraliser et de les transformer en une véritable politique nationale de lutte contre l’échec universitaire.

 

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