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Qu'est-ce que l'UNEF ?

> Janvier 2004 : Assises de l'Université locales et nationales

SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, UNEF, A&I UNSA, SNPTES-UNSA, FERC-CGT (FERC-SUP, SNTRS-CGT
 
Nous voulons débattre publiquement du service public d'enseignement supérieur et de recherche, de ses missions, de sa situation, de son avenir en France, en Europe et dans le monde. Le gouvernement refuse qu'il en soit question dans l'actuel débat sur l'école. Et pourtant la mobilisation des étudiants et des personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de ces dernières semaines montre avec force que c'est à la fois une source d'inquiétude et une grande cause nationale. Dans cette situation, il est urgent d'ouvrir un espace public de débat démocratique. C'est la responsabilité que nous prenons en invitant tous les acteurs de la communauté universitaire - étudiants, personnels, élus locaux, acteurs de la demande sociale...- à participer aux assises locales et nationales de l'université et de la recherche que nous lançons aujourd'hui.

L'état et l'avenir de l'Université, du service public d'enseignement supérieur et de recherche, nous concernent tous. De 1975 à aujourd'hui les effectifs d'étudiants ont augmenté de 88 % alors que la dépense moyenne par étudiant ne s'est accrue que de 28 %, passant de 6 580 à 8 390 euros. Les dépenses cumulées par étudiant placent la France en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE.

Le diagnostic s'impose à tous : la nation n'a pas fait l'effort nécessaire pour répondre à la demande croissde recherche, de ses missions, de sa situation, de son avenir en France, en Europe et dans le monde. Le gouvernement refuse qu'il en soit question dans l'actuel débat sur l'école. Et pourtant la mobilisation des étudiants et des personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de ces dernières semaines montre avec force que c'est à la fois une source d'inquiétude et une grande cause nationale. Dans cette situation, il est urgent d'ouvrir un espace public de débat démocratique. C'est la responsabilité que nous prenons en invitant tous les acteurs de la communauté universitaire - étudiants, personnels, élus locaux, acteurs de la demande sociale...- à participer aux assises locales et nationales de l'université et de la recherche que nous lançons aujourd'hui.

L'état et l'avenir de l'Université, du service public d'enseignement supérieur et de recherche, nous concernent tous. De 1975 à aujourd'hui les effectifs d'étudiants ont augmenté de 88 % alors que la dépense moyenne par étudiant ne s'est accrue que de 28 %, passant de 6 580 à 8 390 euros. Les dépenses cumulées par étudiant placent la France en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE.

Le diagnostic s'impose à tous : la nation n'a pas fait l'effort nécessaire pour répondre à la demande croissante de formation et de qualifications supérieures dans maints domaines de la vie économique, sociale, scientifique et culturelle. Ce siècle a quatre ans et force est de constater que l'Université n'a jamais été véritablement une priorité nationale au cours des dernières décennies, au point de ne pouvoir faire face à la demande sociale prévisible de diplômés.
L'Université en est d'autant fragilisée. Elle n'a jamais été en état d'accomplir pleinement sa mission essentielle qui est d'être un service public dont l'objectif doit être de démocratiser l'accès et la réussite des étudiants dans les études supérieures et dont les formations allient les dimensions scientifiques, culturelles et professionnelles sans sacrifier l'une à l'autre.

Faute d'une politique ambitieuse pour elle, les conditions économiques ont hypothéqué les conditions de travail de ses étudiants et de ses personnels. Dans le même temps, la diversité des étudiants s'est accrue De plus en plus nombreux sont ces étudiants qui ne partagent pas spontanément les règles, les codes, les présupposés, les manières de travailler requis pour les études supérieures ; lesquels, en retour, sont insuffisamment mis en question, critiqués, rénovés.
Plus que jamais, la persistance des échecs, le fragile élan, sante de formation et de qualifications supérieures dans maints domaines de la vie économique, sociale, scientifique et culturelle. Ce siècle a quatre ans et force est de constater que l'Université n'a jamais été véritablement une priorité nationale au cours des dernières décennies, au point de ne pouvoir faire face à la demande sociale prévisible de diplômés.
L'Université en est d'autant fragilisée. Elle n'a jamais été en état d'accomplir pleinement sa mission essentielle qui est d'être un service public dont l'objectif doit être de démocratiser l'accès et la réussite des étudiants dans les études supérieures et dont les formations allient les dimensions scientifiques, culturelles et professionnelles sans sacrifier l'une à l'autre.

Faute d'une politique ambitieuse pour elle, les conditions économiques ont hypothéqué les conditions de travail de ses étudiants et de ses personnels. Dans le même temps, la diversité des étudiants s'est accrue De plus en plus nombreux sont ces étudiants qui ne partagent pas spontanément les règles, les codes, les présupposés, les manières de travailler requis pour les études supérieures ; lesquels, en retour, sont insuffisamment mis en question, critiqués, rénovés.
Plus que jamais, la persistance des échecs, le fragile élan, stoppé, de la démocratisation et la qualité de la formation, appellent un engagement éthique renouvelé des enseignants et les moyens de celui-ci dans l'enseignement et la production de savoirs nouveaux. Il faut sortir du statu quo et impulser des changements. Oui, un autre enseignement supérieur est possible dont la finalité serait d'élever le niveau culturel, scientifique et professionnel, d'assurer la réussite d'un plus grand nombre de jeunes et d'adultes, par la formation initiale et continue, par la VAE. Oui, la France a besoin d'aller au plus vite vers 3 millions d'étudiants en ayant un enseignement supérieur écartant les ségrégations et sélections sociales et rapprochant les missions des Universités et des Ecoles.
Nous constatons également que l'Université n'est pas non plus en mesure d'assumer pleinement une de ses missions première qui est de contribuer à l'effort national et européen de recherche. Est-il nécessaire de rappeler que, dans un monde où les relations entre recherche, innovation, développement, activités et emploi sont décisives, c'est là une priorité, une urgence ?

Nous avons l'ambition de donner corps à une grande idée, à une utopie concrète : fonder l'Université, l'enseignement supérieur, comme service public detoppé, de la démocratisation et la qualité de la formation, appellent un engagement éthique renouvelé des enseignants et les moyens de celui-ci dans l'enseignement et la production de savoirs nouveaux. Il faut sortir du statu quo et impulser des changements. Oui, un autre enseignement supérieur est possible dont la finalité serait d'élever le niveau culturel, scientifique et professionnel, d'assurer la réussite d'un plus grand nombre de jeunes et d'adultes, par la formation initiale et continue, par la VAE. Oui, la France a besoin d'aller au plus vite vers 3 millions d'étudiants en ayant un enseignement supérieur écartant les ségrégations et sélections sociales et rapprochant les missions des Universités et des Ecoles.
Nous constatons également que l'Université n'est pas non plus en mesure d'assumer pleinement une de ses missions première qui est de contribuer à l'effort national et européen de recherche. Est-il nécessaire de rappeler que, dans un monde où les relations entre recherche, innovation, développement, activités et emploi sont décisives, c'est là une priorité, une urgence ?

Nous avons l'ambition de donner corps à une grande idée, à une utopie concrète : fonder l'Université, l'enseignement supérieur, comme service public de notre temps. Cette idée se heurte aujourd'hui à des choix gouvernementaux dont le sens est de mettre toujours plus en compétition les établissements, les formations, les personnels iatoss, enseignants-chercheurs et enseignants du supérieur, chercheurs. Choix néolibéraux pour lesquels le savoir est un objet de commerce soumis à l'offre et à la demande.

Tel est le choix : réserver le savoir et la culture à une élite fluctuant au gré des restructurations de l'offre de formation et des ressources individuelles ; ou bien les faire partager par de plus en plus de jeunes et d'adultes dans un espace universitaire français et européen Nous n'entendons pas non plus renoncer à ce que nos universités constituent un pôle d'attraction pour les étudiants du monde entier. Nous ne saurions nous satisfaire de déléguer cette mission aux seules universités américaines, et à leur seul profit. Notre ambition est de promouvoir un modèle de coopération avec tous les pays basé sur l'échange et le développement.

Nous appelons tous les acteurs de l'Université, tous les partisans d'un service public pour le plus grand nombre, à se mobiliser pour élaborer propositions et alternatives.

Nous les appelons à faire échec à l'entreprise néolibérale de déconstruction du service notre temps
. Cette idée se heurte aujourd'hui à des choix gouvernementaux dont le sens est de mettre toujours plus en compétition les établissements, les formations, les personnels iatoss, enseignants-chercheurs et enseignants du supérieur, chercheurs. Choix néolibéraux pour lesquels le savoir est un objet de commerce soumis à l'offre et à la demande.

Tel est le choix : réserver le savoir et la culture à une élite fluctuant au gré des restructurations de l'offre de formation et des ressources individuelles ; ou bien les faire partager par de plus en plus de jeunes et d'adultes dans un espace universitaire français et européen Nous n'entendons pas non plus renoncer à ce que nos universités constituent un pôle d'attraction pour les étudiants du monde entier. Nous ne saurions nous satisfaire de déléguer cette mission aux seules universités américaines, et à leur seul profit. Notre ambition est de promouvoir un modèle de coopération avec tous les pays basé sur l'échange et le développement.

Nous appelons tous les acteurs de l'Université, tous les partisans d'un service public pour le plus grand nombre, à se mobiliser pour élaborer propositions et alternatives.

Nous les appelons à faire échec à l'entreprise néolibérale de déconstruction du service public.

Nous les appelons à participer à ces Assises de l'Université locales et nationales dont le temps fort aura lieu à Paris les 22 et 23 janvier à la Sorbonne.

 
 
Comité de parrainage des assises :
 

Gérard ASCHIERI, SG de la FSU.
Bernard CASSEN, Directeur Général du monde diplomatique, Président d'honneur d'ATTAC, professeur émérite à l'Université de Paris 8.
Lise DUMASY, Professeur d'Université, Littérature française.
Nicolette FARMAN, INSERM, Directrice d'Unité de Recherche.
Pierre JOLIOT, Professeur honoraire au Collège de France.
Jean-Pierre KAHANE, Professeur d'Université, Mathématicien.
Rose KATZ, INSERM, Dirpublic.

Nous les appelons à participer à ces Assises de l'Université locales et nationales dont le temps fort aura lieu à Paris les 22 et 23 janvier à la Sorbonne.

 
 
Comité de parrainage des assises :
 

Gérard ASCHIERI, SG de la FSU.
Bernard CASSEN, Directeur Général du monde diplomatique, Président d'honneur d'ATTAC, professeur émérite à l'Université de Paris 8.
Lise DUMASY, Professeur d'Université, Littérature française.
Nicolette FARMAN, INSERM, Directrice d'Unité de Recherche.
Pierre JOLIOT, Professeur honoraire au Collège de France.
Jean-Pierre KAHANE, Professeur d'Université, Mathématicien.
Rose KATZ, INSERM, Directrice d'Unité de Recherche.
Pascal LEDERER, CNRS, Physicien.
Alain OLIVE, SG de l'UNSA.
Bernard PAULRE, Professeur d'Université, Economiste.
 
Pour s'inscrire : universitaire@unef.fr
En savoir plus : cliquez-ici
 



Au coeur de l'avenir : l'Université !

Assises Nationales pour l'Enseignement Supérieur et la Recherche.

Paris (amphi Turgot, Sorbonne) Jeudi 22 Vendredi 23 janvier 2004.


Thème 1 : l'Université, la Recherche : missions et ambitions.
Quelles finalités pour l'enseignement supérieur-recherche ?
· Besoins sociaux, besoins individuels : plus d'étudiants en Formation Initiale et en Formation Continue, combien ? est-ce possible ? La Formation Tout au Long de la Vie ?
· Echanges critiques sur les évolutions récentes et sur les situations concrètes.
· La recherche : Dynaectrice d'Unité de Recherche.
Pascal LEDERER, CNRS, Physicien.
Alain OLIVE, SG de l'UNSA.
Bernard PAULRE, Professeur d'Université, Economiste.
 
Pour s'inscrire : universitaire@unef.fr
En savoir plus : cliquez-ici
 



Au coeur de l'avenir : l'Université !

Assises Nationales pour l'Enseignement Supérieur et la Recherche.

Paris (amphi Turgot, Sorbonne) Jeudi 22 Vendredi 23 janvier 2004.


Thème 1 : l'Université, la Recherche : missions et ambitions.
Quelles finalités pour l'enseignement supérieur-recherche ?
· Besoins sociaux, besoins individuels : plus d'étudiants en Formation Initiale et en Formation Continue, combien ? est-ce possible ? La Formation Tout au Long de la Vie ?
· Echanges critiques sur les évolutions récentes et sur les situations concrètes.
· La recherche : Dynamiques, Réponses aux besoins sociaux ?

Thème 2 : Etudes, Etudiants, Espaces clients. .. ou co-acteurs de leur formation ?
· Formations supérieures et diplômes : objectifs ? contenus ? références ? reconnaissances ?
· Quelle carte universitaire ? Maillage universitaire ? Coopérations (collectivités territoriales ? entreprises ? autres universités, en France, à l'étranger,
Quelle harmonisation européenne des diplômes ? " L'espace Européen de la Recherche " : quels enjeux, quels objectifs ? )
· Les conditions étudiantes, les objectifs et les moyens de la démocratisation.
· L'avant et l'après de l'université ?
Le lien avec l'enseignement secondaire... le lien avec l'emploi ?

Thème 3 : Acteurs, Alternatives, Actions.
Une autre université est possible, laquelle ?
· Acteurs : les personnels, la communauté universitaire, les institutions...
L'exigence démocratique...
· Alternatives :
la déréglementions libérale, l'université- entreprise,
ou... une autre université, un autre Service Public National d'Enseignement Supérieur et de Recherche. Propositions.
· Actions :
le printemps 2003
l'automne 2003
Et maintenant ?

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