Les grands dossiers
Motion sur les droits des migrants (février 2008)
Motion adoptée par le Collectif National (9 février 2008)
Six mois après la mise en place du Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale, la situation des étrangers en France est toujours difficile. La politique du chiffre a conduit à l’expulsion de 23000 personnes en 2007 et les objectifs ont été fixés à 27000 d’ici 2010. Pour faire du chiffre, les refus arbitraires de la délivrance et de renouvellement de titre de séjour augmentent et la police se livre à une véritable chasse aux sans papiers.
Etre sans papiers n’est pas un crime, c’est une situation administrative. Pourtant dans les centres de rétention les étrangers retenus sont souvent traités comme des détenus, dans des conditions indignes. Le projet de directive européenne permettant d’allonger de 32 jours (c’est le cas de la France) à 18 mois la période de rétention tend à parachever la pénalisation des sans papiers sur le territoire européen.
Dans le même temps, le ministère Hortefeux a annoncé sa volonté de mettre en place des quotas d’immigrés, par métier, voir par pays d’origine..
Parce que l’immigration n’est pas un problème :
- L’UNEF refuse la politique inhumaine du chiffre
- L’UNEF s’opposera à la mise en place de quotas dans la politique migratoire de la France
- L’UNEF prendra part avec ses partenaires aux initiatives visant à faire respecter les droits des étrangers en France quelle que soit leur situation
- L’UNEF réaffirme son attachement au principe de liberté de circulation des personnes dans le monde
Dès aujourd’hui, il est indispensable de mettre en place une exception scientifique et universitaire ; faire primer les impératifs pédagogiques et de recherche sur la politique de gestion des flux migratoires qui est indispensable à l’ouverture de l’espace de l’enseignement supérieur français et européen. Cela passe en premier lieu par la délivrance automatique d’un visa d’étude depuis l’étranger à tout étudiant préinscrit dans un établissement d’enseignement supérieur et par la fin du contrôle du parcours pédagogique par les préfectures.

