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Les grands dossiers

Position de la CPU sur la réforme LMD (08/02/2001)

La CPU a pris connaissance de la « note d'orientation pour une nouvelle étape vers la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur ».
Depuis plusieurs années, la conférence a montré son intérêt pour toute mesure qui tendrait à assouplir les dispositifs de formation de l'enseignement supérieur.
Très attachée à la mobilité étudiante, qu'elle a définie comme l'un de ses axes prioritaires, la conférence confirme sa volonté de voir évoluer l'offre de formation universitaire vers une diversification des parcours de formation, une prise en compte des différents rythmes d'apprentissage des étudiants et de l'introduction d'une certaine pluridisciplinarité, dans le cadre des diplômes nationaux.
Dans le projet qui est présenté au débat de la communauté universitaire, la CPU voit la possibilité pour l'université d'exercer son autonomie pédagogique, expression de sa politique d'établissement.
Elle reconnaît que seule une approche globale du travail de l'étudiant tant en formation initiale qu'en formation continue, en enseignement présentiel et à distance, contribuera au développement de la formation tout au long de la vie et à la validation des acquis de l'expérience personnelle et professionnelle.
Le système de crédits capitalisables proposé facilitera l'orientation progressive et la réorientation des étudiants et pourra être un outil efficace de lutte contre l'échec notamment en premier cycle.
Dans ce système fondé sur une logique de parcours de formation clairement identifiés et proposés par les équipes pédagogiques aux étudiants en fonction de leur projet personnel et professionnel, la conférence voit l'occasion pour l'étudiant de devenir « acteur de sa formation » et pour les enseignants l'opportunité de rénover en profondeur leurs pratiques pédagogiques.
La CPU est favorable à l'accès d'un plus grand nombre d'étudiants au grade de mastaire et à la création d'un grade unique de mastaire, mentionnant diverses options (recherche, spécialisé, appliqué). Cette mesure supprimerait la dichotomie diplôme/grade qui n'existe qu'au niveau mastaire et ne favorise pas une meilleure lisibilité du système universitaire français.

Cet engagement du monde universitaire suppose notamment :
- que l'établissement soit véritablement responsabilisé dans la définition et le suivi des parcours de formation qu'il proposera et soit en mesure de les évaluer ;
- qu'une attention particulière soit portée à la première année d'accueil et de formation à l'université. Le recours à un « enseignant référent » pourrait être proposé pour aider l'étudiant à élaborer son parcours de formation ;
- une prise en compte de l'évolution du métier d'enseignant-chercheur ;
- une redéfinition du système actuel d'aide sociale aux étudiants (bourses, etc...) ;
- une modification du régime d'inscription et de paiement des droits ;
- une évaluation des conséquences financières que pourrait avoir la mise en oeuvre d'un tel système et une prise en compte de ces nouvelles modalités d'enseignement dans le système de répartition des moyens aux établissements.

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