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Vos études

Position de la CPU sur le décret relatif aux études d'architecture (janvier 2005)

ð LMD et études d'architecture

Présentation par le Ministère de la Culture des projets de réforme sur les études d'architecture.

 

Descriptif de l'état des lieux

20 établissements publics répartis en France qui ont 30 ans d'âge avec un dispositif de recherche et de formation : 17 000 étudiants.

Le ministère de la Culture et les écoles d'architecture insistent sur l'intérêt qu'ils portent à une réforme profonde des études d'architecture qui s'inscrira dans le système LMD. Il est l'opportunité d'asseoir une diversification des pratiques.

Le Ministère de la Culture et les écoles ont engagé les discussions depuis ans. La réforme est demandée par les 20 établissements, tant par les présidents de CA, directeurs que par les étudiants. Un groupe de travail sur le doctorat a été mis en place.

Par ailleurs, les écoles mènent depuis 1997 des travaux communs en recherche avec certaines universités.

Le ministère de la Culture informe de l'accord donné par la DES au projet ; celle-ci a reconnu la nécessité de rendre plus lisibles les partenariats qui existent, en développant la notion de pôles de compétences.

 

Le Directeur de l'Ecole d'architecture de Nantes présente les laboratoires de recherche et les formations de DESS et de DEA montées en co-habilitation avec l'université de Nantes (dont un DESS depuis plus de 15 ans). Il insiste sur la politique de site.

Le Directeur de l'Ecole d'architecture de Grenoble décrit son potentiel de recherche : 40 unités de recherche dont une dizaine, membres actifs d'UMR. Il évoque les filières de formation (professionnelle et recherche) communes avec les universités de Grenoble 1 et 2.

 

Michel Lussault, qui a suivi, au nom de la CPU, les réflexions menées au sein du Ministère et de ses écoles sur la mise en oeuvre du LMD, reconnaît que les masters présentés par les deux écoles d'architecture sont de bons exemples de collaboration avec les universités. Les textes qui régiraient les études présentent l'intérêt d'une convergence possible entre écoles et universités.

L'idée de créer le grade de licence sans le diplôme risque fort d'être reprise par tous les ministères et constituera l'opportunité pour tous les établissements relevant d'autres ministères de former au niveau licence. La porte sera ainsi ouverte à toutes les écoles de commerce notamment de faire ce qui, jusqu'à présent, était réservé à l'université. La distinction entre grade et diplôme est tellement subtile que seuls quelques initiés sont capables d'en faire une présentation argumentée.

Michel Lussault rappelle que la CPU est très sensible à la question de l'évaluation des masters. Elle est par ailleurs hostile à des habilitations d'écoles doctorales en réseaux. Il ne peut exister d'écoles doctorales sans université ; une politique de site doit être privilégiée.

Il conclut en rappelant qu'en Europe ce sont les universités qui sont responsables des études d'architecture.

 

Les représentants du Ministère de la culture et les écoles d'architecture rappellent que les écoles d'architecture ont toujours construit leur politique de recherche en s'adossant à l'université.

 

Domitien Debouzie soulève, à propos de la distinction du grade et du diplôme, la question de l'accès en master : le grade de licence suffit-il, à l'image du débat actuel, lancé par la CGE et la CDEFI, sur l'accès au doctorat avec le seul grade de master ? Il insiste sur le fait que, comme pour les masters, l'introduction du grade de licence va à nouveau induire de la confusion et l'exploitation, par certaines écoles, du seul grade, comme s'il s'agissait du diplôme. Par ailleurs, pourquoi y a -t-il besoin de deux articles sur l'évaluation avec des instances différentes ? Domitien Debouzie rappelle la position de la CPU : une instance d'évaluation unique avec des critères affichés et, le cas échéant, des sous-commissions pour s'adapter à certaines spécificités.

 

Jacqueline LEMANT souligne que les questions que Michel Lussault a posées sont celles que la DES a travaillées avec le Ministère de la Culture.

C'est la première fois que l'on ouvre la réflexion sur le niveau licence.

Elle conclut que ces textes permettent d'élaborer un bon modèle de coopération.

 

 

 

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